Un tout nouveau collectif gardois contre la politique d’immigration du gouvernement – Midi-Libre – Édition du jeudi 10 février 2011 – Nîmes

Midi-Libre – Édition du jeudi 10 février 2011 – Nîmes

Un tout nouveau collectif gardois contre la politique d’immigration du gouvernement

Tout change pour que rien ne change… Au tout nouveau Collectif contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers, on n’est pas dupe du   « trompe-l’œil », selon l’expression de Serge Launay, du Syndicat de la magistrature (SM). En l’espèce, la disparition, pure et simple, lors du précédent remaniement ministériel, du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ne masque pas la réalité. Depuis début 2011, estime le collectif, la politique en matière d’immigration, toujours sous la coupe du ministère de l’Intérieur, est tout autant, sinon plus, affaire de   « politique du chiffre » et de   « décisions iniques ». Réseau éducation sans frontières (RESF), par la voix de Françoise Akoum, s’indigne que des enfants scolarisés soient régulièrement privés de liberté en centre de rétention administrative (Cra). Quand Cathie Laurent (Parti de gauche) déplore que   « la régularisation par le travail, cela n’arrive jamais dans le Gard ».

Ce collectif, initié au niveau national le 24 janvier dernier, est, dans sa déclinaison locale, l’héritier d’un précédent collectif appelant à la suppression du ministère de l’Identité nationale. Les participants sont d’ailleurs à peu près les mêmes : RESF, SM, Observatoire international des prisons, Association pour la promotion des travailleurs immigrés (Apti), Attac, Ligue des droits de l’homme, Europe Écologie-Les Verts, Alternatifs, Parti de gauche ou PC… Un collectif encore en cours de constitution mais qui tenait en tout cas à communiquer rapidement, parce que le projet de loi Besson est actuellement débattu au Sénat. Une loi relative à l’immigration qui, dénonce le collectif, tendrait à durcir sensiblement nombre de dispositions en matière de rétention administrative et qui prévoit la possibilité de déchéance de nationalité consécutive à certains crimes pour les Français naturalisés.

Le collectif prépare une journée nationale d’actions le 28 mai.

RICHARD BOUDES

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