Dijon – « Ni charter, ni kärcher ! » : un collectif se mobilise contre le racisme – le Bien public – 19 mai 2011

Dijon – Société

« Ni charter, ni kärcher ! » : un collectif se mobilise contre le racisme

 Le collectif départemental « D’ailleurs nous sommes d’ici », regroupant une dizaine d’organisations de Côte-d’Or, va lancer deux actions fortes dans la semaine du 24 au 28 mai à Dijon pour dénoncer le racisme subi, particulièrement, par les migrants à destination de la France. 

Sous le leitmotiv « Ni charter, ni kärcher ! », le collectif dénonce notamment les « paradoxes » d’une Europe de l’islamophobie et des extrême-droites, où circulent librement capitaux et marchandises, mais qui ferme ses portes aux réfugiés tunisiens,et qui pourchasse les Rroms… ».

Catherine Lebrun, secrétaire nationale de l’Union Syndicale Solidaires, Gilles Lemaire, d’ATTAC France, et Olivier Lecour-Grandmaison, politologue, seront tout d’abord les invités d’une réunion publique sur les « alternatives à la honte » le mardi 24 mai – à partir de 18h30 à la salle Camille Claudel à Dijon.

Ces travailleurs contribuent à la richesse du pays

Assimilant les parcours des migrants au jeu de l’oie, le collectif invite également les dijonnais à se rendre place Wilson samedi 28 mai à 15 heures, pour réaliser un « jeu de lois pour les migrant-e-s ».

« A l’heure de la mondialisation, la circulation des personnes reste une course d’obstacles pour les migrants. Ils sont confrontés à la répression policière et administrative. Ils se heurtent au manque de logements : actuellement, plus de 150 demandeurs d’asile, hommes femmes et enfants, dorment dans la rue à Dijon.(…) détaillent les associations.

Non-scolarisation, exclus du droit aux soins, arrestations… Le collectif  déplore que ces population « se heurtent à un mur et retournent à la case départ. Cela ressemble à un jeu de L’oie de la misère. »

« Pourtant des résistances existent » assure le réseau D’ailleurs nous sommes d’ici. « Des luttes se poursuivent comme celles autour de RESF, des demandeurs d’asile ou encore des travailleurs sans-papiers, qui, pour certain-e-s, ont obtenu leur régularisation par la grève : sans eux, les Bouygues, Eiffage, Onet, Accor, Manpower et autres fleurons du patronat ne pourraient remplir leurs contrats… » détaille le collectif avant de garantir que « contrairement aux idées reçues, ces travailleurs contribuent à la richesse du pays plus qu’ils ne coûtent. ».

M.Mo

Publié le 19/05/2011

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