Relevé de décision de l’assemblée générale du samedi 4 juin 2011

La réunion s’est très classiquement déroulée en 2 temps, dits  » bilan  » et « perspectives« .

BILAN

En réalité, chacun (ou presque), lors du bilan, tendait à mordre sur les perspectives, ce qui représentait un bilan en soi : il est apparu que, quelles que soit les nuances, voire les divergences dans l’appréciation de notre actif et de notre passif, nous étions tous déterminés à poursuivre l’aventure.

Au passif, il est possible de faire figurer la faible présence des étudiants et surtout des habitants des quartiers populaires.

Certains intervenants ont également mis en garde contre ce qui pourrait représenter, à leurs yeux, une éternelle concurrence entre cadres existants et nouvelles structures (la question de l’articulation avec l’UCIJ a été posée, mais il est apparu clairement qu’elle se posait en termes de complémentarité, ne serait-ce que parce que nous ne sommes pas, pour notre part, un cartel d’organisations).

Une part de déception était parfois exprimée, mais davantage en rapport aux attentes que dans l’absolu.

À L’actif, ont été notés le fait que le pari de la manif avait été gagné car nous avions atteint le « seuil critique » de participants, la bonne représentation des collectifs de sans-papiers, le punch de la manifestation parisienne et la multiplication coordonnée des initiatives y compris dans les petites villes à partir de la création de collectifs locaux qui valident l’orientation tendant à viser au déclenchement d’un réel « mouvement de société ».

Le bilan financier révèle actuellement un déficit d’environ 2 000 € qui devrait pouvoir être comblé pas les remontées de chèques, les ventes et les contributions d’organisations dont certaines ont fait montre d’une grande discrétion (on notera que l’UCIJ, loin d’être un concurrent, est actuellement notre plus gros contributeur, à 1 000 € – les enchères sont ouvertes !).

PERSPECTIVES

Le consensus s’est établi sur la définition du mouvement comme indépendant, unitaire et démocratique, ces trois attributs apparaissant intrinsèquement liés.

De ce point de vue, le souci que le collectif soit orienté dans le sens d’une remontée du local au national a été exprimé de façon récurrente (à cet égard, une AG dans des conditions permettant une meilleure représentation des collectifs locaux est apparue souhaitable).

Une tendance a semblé s’exprimer en faveur d’un rééquilibrage au bénéfice du volet karcher, même si personne n’ a contesté que la thématique de la libre circulation fondait l’accroche des deux battants.

Les interventions sur les perspectives se sont ordonnées autour de deux groupes de propositions.

Les premières se rapportaient à la l’orientation du collectif et à la délimitation de son champ d’intervention. Elles tendaient à une réécriture de mise à jour de l’appel initial, ainsi qu’à la diffusion de textes argumentaires et à la rédaction d’un 4 pages et allaient généralement dans le sens d’un élargissement de l’angle de vue : d’une part à la dimension internationale, européenne en particulier, des questions soulevées, d’autre part à la question sociale (sur les thèmes de l’égalité des droits et des luttes contre les discriminations mais aussi de la précarité : « la pauvreté n’est pas un délit » ou encore du rôle central de l’école).

Les secondes étaient tournées vers l’action. De ce point de vue, les propositions portaient autant sur les échéances auxquelles DNSI était logiquement appelé à paraître au grand jour et à se mobiliser pour affirmer sa présence dans le paysage politique français que sur les initiatives qui pourraient participer d’une tactique de harcèlement permanent face aux discours et actions racistes, d’où qu’ils viennent et sous quelques formes qu’ils se présentent. La plupart des participant(e)s ont souligné la nécessité d’équilibrer/ré-équilibrer les deux membres du slogan « Ni Charter – Ni Karcher ». Il a été insisté sur l’implication des quartiers populaires et la liberté de circulation dans les quartiers et à travers les frontières.

Concernant les échéances, on peut lister chronologiquement:

-       le rassemblement du 7 juin à 18 h. au M°Varenne, en soutien aux jeunes migrants tunisiens (DNSI signe l’appel)

-       le rassemblement samedi prochain, 11 juin, à 14h00, Place Vendôme, devant le ministère de la justice, à l’appel du Collectif Vérité et Justice pour le second anniversaire de l’assassinat d’Ali Ziri

-       la manifestation des sans-papiers le 2 juillet, préparée par une réunion rue des Boulets vendredi 10 juin

-       le débat-show (chaud ! chaud!) de l’UMP sur l’immigration le 7 juillet, selon toute vraisemblance dans un hôtel parisien

-       le rassemblement du collectif ‘Non à la Politique du pilori’ et le concert de SOS Racisme le 14 juillet (type de présence à déterminer)

-       – les étapes du Tour de France (proposition d’OLCG sans débat)

-       – la fête de l’Huma, le premier week-end de septembre, où nous pourrions organiser un débat et tenir un stand et qui pourrait être le cadre d’une assemblée générale (conditions à étudier)

-       – le cinquantenaire du massacre colonialiste et raciste du 17 octobre 1961 par l’État français

-       - la journée internationale des migrants le 18 décembre (occasion d’exiger la ratification par la France et l’UE de la convention des Nations-Unies pour les droits des migrants et leurs familles et de porter les revendications de l’ appel du FSM de Dakar en février 2011).

-       – la nécessité d’une manifestation avant l’élection présidentielle, à commencer à organiser dès maintenant.

Concernant les actions de « harcèlement » : il s’agira de ne rien lâcher, en se donnant les moyens de faire preuve d’une grande réactivité face à l’expression du racisme d’État sous toutes ses formes ( notamment revêtu des oripeaux de l’islamophobie), en participant à différentes manifestations (par exemple de solidarité internationale, avec le collectif « Mamans Toutes Egales » ou pour la régularisation de tous les sans-papiers), en étant capables de riposter vivement – en s’appuyant sur les collectifs locaux pour tout ce qui n’aura pas une portée nationale évidente mais que nous ne voudrons pas laisser passer – en étant aussi, en tant que de besoin, à l’initiative. Le mode d’intervention d’Act-up a été évoqué.

Des contacts ont établis avec le Collectif contre le contrôle au faciès (www. stoplecontroleaufacies.fr) qui a prévu de présenter son action le lundi 6 juin (deux d’entre nous devaient être présents à cette réunion). Pour toutes informations, s’adresser à stoplecaf@gmail.com

Des semaines (ou quinzaines) antiracistes décentralisées à l’appel de collectifs locaux sont envisagées.

Il a été admis que d’ailleurs nous sommes d’ici signe des appels et des communiqués (selon des modalités à préciser)

Trois commissions ont été créées ( ou maintenues avec une mission mise à jour) :

- Matériel ( englobant la production de documents de présentation essentiellement informatifs, tels que le « 4 pages » à rédiger ( en y intégrant notamment des éléments de la Charte des Migrants adoptée à Gorée le 4-02-11)

-       Mobilisations ( sur les actions et « journées » auxquelles nous nous joignons)

-       – Initiatives (propres à DNSI).

N’hésitez pas à vous inscrire à l’une de ces commissions.

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