Soutien Calais : expulsion d’un squat d’exilés – 20 octobre 2011

La maire de Calais a annoncé vendredi dernier l’expulsion prochaine de
l’un des principaux squats d’exilés de Calais. Le précédente expulsion
de ce type avait été suivie de trois semaines de traque par les forces
de police pour empêcher les exilés de se réinstaller quelque part. Après
avoir recueilli le témoignage d’exilés, Amnesty International Nord -
Pas-de-Calais avait qualifié de torture les traitements décris infligés
par les forces de l’ordre.

Dix associations d’aide aux exilés et de défense des droits demandent à
l’Établissement public foncier régional, qui dépend des collectivités
locales, et qui est propriétaire des lieux, de surseoir à l’expulsion le
temps de trouver pour chacun des occupants une solution respectueuse de
la dignité et des droits de la personne humaine (voir en attaché : Expulsion squat Noyon courrier + argumentaire).

Voici une proposition d’action individuelle contre l’expulsion du squat
Noyon à Calais. À faire circuler très largement.

Face au projet d’expulsion du squat Noyon, vous pouvez faire part de
votre inquiétude quant à ce que vont devenir les exilés qui y ont trouvé
refuge, et demander à l’Établissement Public Foncier du Nord -
Pas-de-Calais de surseoir à l’expulsion le temps de trouver une solution
de relogement pour tous et d’examiner toutes les situations
administratives.

Vous pouvez écrire au directeur général de l’EPF sur :
http://www.epf-npdc.fr/Acces-directs/Nous-contacter

Vous pouvez écrire au président de l’EPF sur son blog (cliquez sur « me
contacter » à gauche) :
r.vandierendonck@senat.fr

Voici un texte-type que chacun peut reprendre ou adapter. N’hésitez pas
à faire circuler, le nombre fait la force :

« Monsieur le président/Monsieur le directeur général,
Je suis très inquiet du sort des exilés qui ont trouvé refuge dans les
anciens bâtiments de l’usine Noyon à Calais, qui doivent être expulsés
prochainement. L’expulsion en juin dernier du squat de la rue Descartes
avait été en effet suivie de trois semaines de traque des exilés à
travers Calais pour les empêcher de se réinstaller dans un autre lieu,
sans qu’aucune solution ne leur soit proposée.
Je vous demande donc de différer cette expulsion le temps qu’une
solution de relogement puisse être trouvée pour tous – et pas seulement
pour les demandeurs d’asile – et que la situation administrative de
chacun puisse être étudiée.
Je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations
citoyennes. »

Il semble qu’un hébergement (pérenne ou précaire ?) sera proposé aux
demandeurs d’asile qui en feront la demande par l’intermédiaire de
l’antenne de Calais du HCR. Si ça peut permettre de résoudre certaines
situations individuelles, cette mesure n’est satisfaisante pour 4
raisons :
- c’est dès le dépôt de la demande d’asile que l’État a l’obligation
d’héberger le demandeur, et pas seulement en cas d’expulsion après qu’il
ait passé des mois dans un squat insalubre;
- cette obligation concerne tous les demandeurs d’asile présents à
Calais, pas simplement ceux qui vont être expulsé (et pas seulement à
Calais, l’État est sensé appliquer la loi sur tout le territoire);
- le fréquent à l’hébergement d’urgence n’est pas une solution viable;
- rien n’est proposé aux autres occupants du lieu, qui se trouveront
sans abris après l’expulsion.

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