Montpellier – Collectif local D’ailleurs nous sommes d’ici

Contact : dailleursnoussommesdici34@gmail.com

Samedi 17 mars 2012, 14h, Place de la Comédie :  Marche anticoloniale et antiraciste
suivie de débats etc (voir programme ci-dessous)

organisée par le Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici de Montpellier, le Collectif de soutien au mouvement du 20 février ( Maroc), Survie, le Collectif du 10 mai, Coup de soleil…

organisée par le Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici de Montpellier, le Collectif de soutien au mouvement du 20 février (Maroc), Survie, le Collectif du 10 mai, Coup de soleil…

Programme de la mobilisation à Montpellier

14h          Mobilisation Place de la Comédie

 14h30      Départ de la Marche vers le Musée de la France en Algérie

15h          Prises de paroles devant le Musée

 17h-20h30     Projections-Débats avec les associations
Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot
Discussion en présence du réalisateur Daniel Kupferstein, qui vient de remporter, pour ces deux films, le « prix DVD » du Salon anticolonial des 25-26 février à Paris.

 17h30   « 17 octobre 1961 :dissimulation d’un massacre », documentaire, 52 mn, 2001.

 18h30   « Mourir à Charonne : pourquoi ? », documentaire, 60 mn, 2010.

ÉVÉNEMENTS PASSÉS

Manifestation à l’occasion du 50e anniversaire du 17 octobre 1961 : samedi 15 octobre à 14h devant la préfecture de Montpellier.
Lire l’appel : Appel DNSDI 17 octobre

et semaine antiraciste et anti-coloniale à partir du 11 octobre (voir tout le programme : 15octobreTract DNSI – copie)

Prochaine réunion : jeudi 23 juin à 18h à la Cimade, au 28, rue du faubourg Boutonnet.

Le collectif de Montpellier organise une conférence-débat le 14 juin à 20h à la salle Nogaret (rue Pitot) avec

Olivier NOËL, sociologue, ISCRA-INED, et maître de conférences associé à
l’Université Montpellier 3. Il vient de publier Sociologie politique de et
dans la lutte contre les discriminations, éditions universitaires
européennes, 2010, 432 p.

Son intervention portera sur « Quand parler de victimisation revient à occulter les discriminations ethniques » . Un membre de l’association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) parlera de l’action « Justice pour les chibanis »; ces migrants âgés traqués par les caisses (CAF, CNAF, MSA) pour leur réduire leurs retraites et prestations sociales au prétexte qu’ils sont sortis du territoire français pendant plus de trois mois.

Le texte de présentation de l’intervention de Olivier Noël:

L’apparition de la notion de victimisation dans le champ intellectuel et surtout médiatique est concomitante à la reconnaissance publique des discriminations au milieu des années 90. Son usage est essentiellement politique et désigne une tendance coupable des « minoritaires », engagés dans une lutte pour l’obtention de droits, à s’enfermer dans une identité de victime. Le plus souvent, les discours de ces essayistes, au rang desquels on trouve des personnes comme Pascal Bruckner ou Elisabeth Badinter ne contestent pas frontalement la légitimité de la cause (mémoire de l’abolition de l’esclavage, féminisme, lutte contre les discriminations…), ils se contentent de souligner l’outrance, l’exagération de ses porte-paroles, jugée excessive et risquée pour la cohésion de la société.

Ce qui est inquiétant, c’est le succès politique de la « victimisation » reprise de façon plus ou moins consciente par des institutions publiques (comme le Haut Conseil à l’Intégration) ou privées (comme l’institut Montaigne) mais aussi par des chercheurs, y compris, certains s’inscrivant
dans une science sociale critique. Sur le plan politique, la lutte contre la « victimisation » tend même à remplacer la lutte contre les discriminations. Tour de magie qui permet de passer sous le tapi la question de l’égalité.

Plusieurs expériences d’ateliers de travail (au sein de centres sociaux ou de missions locales) avec des jeunes confrontés aux discriminations, permettent d’affirmer que la logique de victimisation si souvent invoquée, tant redoutée n’est jamais présente, ce qui prévaut dans la parole des jeunes c’est de la pudeur, de la nuance, de la lucidité, un discernement, discernement qui semble largement faire défaut à celles et ceux qui invoquent la logique de victimisation a priori.

Ce que vient mettre au jour cette logique quasi obsessionnelle de la victimisation c’est l’impensé politique d’une lutte qui opposera toujours « minoritaires » et « majoritaires ». Parler de « victimisation » traduit de fait une bonne dose d’arrogance, de mépris et de conservatisme social des « majoritaires » qui ont peu intérêt à ce que les « minoritaires » revendiquent une société plus égalitaire.

Article La Marseillaise, 29 mai : « Une marche contre le racisme d’Etat et la politique d’immigration ».

28 mai, manifestation. Rassemblement à 12h au Peyrou avec musique etc. Départ à 14h.

Prochaine réunion : mardi 17 mai à 18h à la Cimade, au 28, rue du faubourg Boutonnet.

Article Midi Libre, 11 mai : « Un collectif veut lutter contre la lepénisation des esprits »

- Mardi 10 mai, 12h à la Cimade (28, rue du faubourg boutonnet), conférence de presse.
Ont confirmé leur présence Paul Alliès – universitaire, Jean-Louis Roumégas – élu municipal EELV, Jean-Paul Nunez – délégué régional de la Cimade. Avec probablement la présence de personnes du monde artistique etc.

Relevé de décisions de la réunion du 14 avril, Collectif d’Ailleurs nous sommes d’ici de Montpellier :

- 10 mai, conférence de presse, avec des membres du collectif et des personnalités signataires de l’appel issues du monde universitaire, artistique, sportif (à préciser, on est en train de les contacter).
- 12 mai, réunion publique du collectif (salle à préciser dans les prochains jours) avec Olivier Noël – sociologue à l’université Montpellier 3 – et un/e membre du collectif local.
- 23 mai, projection-débat au cinéma Utopia.
- 28 mai, manifestation. Rassemblement à 12h au Peyrou avec musique etc. Départ à 14h.

Compte rendu de la réunion de lancement du collectif montpelliérain “d’Ailleurs nous sommes d’ici » du 16 mars 2011

Cette première réunion a rassemblé une dizaine de personnes d’horizons différents (partis, syndicats, associations).

La réunion a commencé par un échange sur le contexte de l’appel et la portée politique de l’initiative ainsi que sur les axes centraux de mobilisation à mettre en avant. Nous avons insisté sur le contexte contradictoire entre montée de l’extrême droite, durcissement des politiques racistes d’état et dans le même temps des résistances assez importantes à ces dernières: grèves des sans-papiers en 2009, manifestation du 4 septembre 2010; audience de RESF.

Deux éléments ont été soulignés:

  • le besoin d’un mouvement global qui affronte la logique raciste à l’œuvre et toutes ses manifestations et qui permette de fédérer les différents collectifs déjà existant: sans-papiers, loi Besson, LOPPSI, etc.

  • la nécessité de travailler conjointement avec les syndicats (voir les différentes déclarations syndicales sur le sujet).

La feuille de route que nous nous sommes donné pour la suite :

Élargissement du collectif et contacts individuels des organisations non présentes.

Récolte des signatures du monde artistique et sportif. Par exemple, le 22 mars, des dessinateurs se réunissent à la CIMADE autour d’une rencontre-débat. Occasion de leur demander de signer. Des footballeurs se sont déjà engagés sur la question palestinienne, piste possible pour des signatures ? Voir l’équipe de Hand.

Une série d’évènement de popularisation de la campagne:

a) communiqué de presse (voir en dessous)

b) série de débats (accord pour faire un effort prioritaire vers les quartiers populaires de Montpellier). Contacter Saïd Bouamama pour voir s’il est dispo pour venir. Contacter VISA et des syndicalistes.

c) une ou deux projections/débats avec les cinémas Diagonal et Utopia.

D’autres actions à envisager et discuter:

d) actions « coup de poing » envers des symboles des politiques racistes menées et de leurs soutiens. A envisager.

e) possibilité de concert à la fac.

Voici le communiqué de presse :

Campagne « d’ailleurs nous sommes d’ici », c’est parti !

Vers une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers, le 28 mai 2011 !

Le mercredi 16 mars s’est tenue la réunion de lancement du collectif montpelliérain « d’Ailleurs nous sommes d’ici », relais local du collectif national du même nom.

Au moment où le FN fait une percée dans les sondages, favorisé par l’accentuation des politiques et des discours racistes par l’UMP et le gouvernement,

au moment où de nouvelles dispositions législatives durcissant encore plus les conditions des immigrés en France sont adoptées par l’Assemblée Nationale,

il est plus qu’impératif de construire un puissant mouvement contre le racisme d’état, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers.

La perspective d’une manifestation nationale le 28 mai doit servir à démontrer qu’il existe une opposition résolue aux politiques et aux pratiques racistes et à ancrer durablement le mouvement antiraciste dans le paysage politique français.

Nous voulons contribuer à ce que cette manifestation du 28 mai soit une réussite en multipliant les événements et les initiatives s’inscrivant dans le cadre de la campagne nationale « d’Ailleurs nous sommes d’ici ». Nous invitons et incitons toutes celles et tous ceux qui veulent construire ce mouvement antiraciste à rejoindre le collectif montpelliérain « d’Ailleurs nous sommes d’ici ».

Sa prochaine réunion se tiendra le jeudi 31 mars, à 19h30, à la Cimade, au 28, rue du faubourg Boutonnet.

Pour contacter le collectif: dailleursnoussommesdici34@gmail.com

Voir la liste des signataires de l’appel « d’ailleurs nous sommes d’ici » sur le site: http://dailleursnoussommesdici.org/signataires/

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